Mercredi 8 juillet 2009

Elle imite suivant sa taille, son volume et les matériaux utilisés les sedges et certains insectes terrestres... Créée pour pêcher dans les eaux vives, elle ne coule pas malgré les tourbillons du courant. Cette imitation grossière fonctionne-t-elle car la truite en eau rapide n'a pas le temps de la scruter ? Curieusement en réservoir où l'eau est stagnante, elle prend du poisson.
Plusieurs stratégies en réservoir : pêcher les couloirs de vent avec des petites tirées comme un popper, pêcher les bordures où elle imite un insecte terrestre qui vient de tomber à l'eau ou bien la laisser immobile sur la surface où elle finira par être gobée par une truite en maraude.

 





















On utilise les poils de chevreuil, d'elk, de cerf. Tous ces poils, plus ou moins fins, ont la caractéristique d'être creux et donc de permettre à la mouche de flotter.

Matériau de montage:
Hameçon droit sans ardillon  12, 14 , 16
Poils de chevreuil naturels  pour les ailes, le corps et roux pour le thorax
Hackle de coq roux à enrouler sur le thorax ou sur tout le corps
Fil de montage marron.

Réaliser un sous corps.





















Prélever au ciseau une bonne pincée de poils. L’araser au ciseau.
































Placer les poils dans un pince-note et araser l’autre extrémité . Les poils feront 4 mm à l’intérieur et 4 mm à l’extérieur.






























Faire une boucle avec le dubbit loop, y glisser les poils à l’aide du pince-note et vriller légèrement pour emprisonner les poils. Enlever le pince-note.































Vriller encore avec le dubbit loop.




























Enrouler autour de la hampe à spires jointives en rabattant à chaque tour les poils vers la courbure de l’hameçon.
Recommencer jusqu’à couvrir les 2/3 de la hampe.
































Pour le dernier tiers, prendre des poils plus foncés pour imiter le thorax.































Tailler le corps avec un ciseau.




























































Choisir un hackle de coq roux et l’enrouler sur 4 tours au niveau du thorax.






























Prendre une pincée de poils de chevreuil pour imiter les ailes. Ils seront clairs pour une bonne visibilité sur l’eau. Les fixer de façon à pouvoir former une tête et en veillant à ce que les pointes ne dépassent pas  en longueur de la courbure de l’hameçon. Les deux premier tours de la soie seront peu serrés pour ne pas faire tourner les poils, ni trop les relever.  Faire le nœud final.



































Tailler la tête au ciseau en veillant à ce qu’elle dépasse de l’anneau.

Sa portance sur l'eau permet d'attacher à la courbure de l'hameçon un fil de 40 à 100cm au bout duquel est fixée une nymphe, un chiro... La mouche flottante sert alors d'indicateur, la truite prenant indifféremment l'une ou l'autre imitation. Mouche très efficace également pour la pêche du chevesne.
Les sedges, puisque c'est d'eux qu'il s'agit, constituent une base importante de la nourriture de la truite. De la larve aquatique "le porte-bois" au "subsedge" qui pêche sous la surface et enfin à l'insecte avec ses ailes en forme de toit, il y a matière à montages.

La traduction littérale d'elk hair caddis donne phrygane en poils d'élan. 
Sur Wikippedia : les phryganes sont de petits (20 à 30mm) insectes ternes de l'ordre des tricoptères (du grec trikhos "poils, cheveu" et pteros de pteron "aile".
Un site français très intéressant en dit plus sur ces insectes
http://www.phrygane.com/index.php 
Sur le site troutnut.com, on peut se rendre compte de la diversité de la famille des caddisfly
http://www.troutnut.com/hatch/2389/Caddisfly-Lepidostoma-Little-Plain-Brown-Sedges

 


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